L’enjeu des sénatoriales: constituer un point de résistance

Elu-e-s communistes au sénat.
Un groupe communiste au sénat pourrait constituer un solide point d’appui et de résistance pour les luttes qui s’annonce contre la politique du gouvernement Macron/Philippe. Crédit Photo: Journal L’Humanité.

Les élections sénatoriales ont un enjeu national, sans pour autant ignorer les rapports de force locaux. Elles viennent ponctuer la séquences électorale de la présidentielle et des législatives, sur fond de bouleversement et de recomposition politique et idéologique du pays.

Les premières mesures du duo Macron/Philippe suscitent une crainte justifiée, et les réactions des élus locaux, des maires de petites et de grandes villes, comme des communes rurales, se multiplient sous diverses formes. Et pour cause…

Après avoir perdu 27 milliards d’euros en cumulé sous François Hollande, les territoires de la République sont à l’os, et risquent de se faire aspirer ce qu’il leur reste de moelle si Emmanuel Macron parvient à ses fins !

Ce scrutin ne fait pas beaucoup parler de lui, alors qu’il est très important. Les territoires de la République et les élus locaux méprisés doivent lui répondre. Les sénatoriales sont aussi l’occasion d’empêcher le président Macron d’obtenir les trois cinquièmes des parlementaires, ce qui lui permettrait de modifier la Constitution et d’affaiblir le Parlement sans passer par un référendum.

Une inquiétude grandissante

Les provocations du gouvernement, l’annonce de 13 milliards d’euros de baisse de dotations, plus 300 millions d’euros de coupes par décret en 2017, et l’attaque en règle contre la taxe d’habitation et les emplois aidés doivent mobiliser contre l’exécutif.

Il y a énormément d’inquiétude chez les maires, et je crois que nous sommes face à un grand problème, car cela se traduit par du découragement. Beaucoup disent vouloir arrêter en 2020 même quand il s’agit de leur premier mandat. C’est particulièrement préoccupant et dangereux. Les maires sont dans un tunnel dont ils ne voient pas le bout. Si cela conduit à un désengagement de l’action citoyenne et publique, c’est la démocratie qui en prendra un coup !

Il faut bien sûr remettre à plat la fiscalité locale, mais en l’état, supprimer la taxe d’habitation, c’est supprimer ce qu’il reste d’autonomie fiscale aux communes, et porter un coup de plus à leur libre administration. À chaque perte de ressources des communes, l’État promet une compensation. Mais il n’a jamais complètement remboursé les recettes retirées, ni suffisamment accompagné les transferts de compétences. De ce point de vue, la confiance n’existe pas !

Beaucoup prétendent avoir la défense des communes chevillée au corps. Y compris des soutiens de François Fillon, qui prévoyait une baisse de 7,5 milliards des dotations, ou d’anciens ministres de Manuel Valls qui ne disaient pas un mot contre l’austérité à l’époque !

Pour ma part, je n’ai jamais vu autant de grands défenseurs de la ruralité, des petites communes et des services publics. Dans ce contexte, j’espère que la constance des élus communistes, qui incarnent l’opposition au Sénat, sera appréciée à sa juste valeur par les grands électeurs.

Pour certaines communes, nous en sommes au point où elles vont tout simplement devoir mettre la clé sous la porte s’il n’y a pas un sursaut.

Pour nombre d’entre elles, les contrats aidés permettaient de maintenir un certain niveau de service. Alors qu’il faudrait proposer des contrats stables et mieux rémunérés, le gouvernement propose de les supprimer! Couper les moyens d’une ville, ce n’est pas optimiser la dépense publique, c’est détruire la démocratie locale et les services publics !

Demain, les besoins seront toujours là. Qui y répondra ? Le privé ? Celui-ci ne se soucie que de ceux qui ont les moyens.

La voix du Lot au sénat

Le 24 septembre, utiliser le bulletin de vote communiste, c’est se donner l’assurance de disposer d’un solide point de résistance et d’appui local, mais aussi d’assurer la constitution d’un groupe communiste, républicain et citoyen au sénat. Pour les habitants du Lot, cela revient à l’assurance de disposer d’un groupe d’élu-e-s qui agira au quotidien pour rassembler, unir et construire avec d’autres, des chemins communs, de la commune, jusqu’au cœur de la Haute Assemblée.

Si les grands électeurs m’accordent leur confiance, je porterai la voix du Lot au Sénat avec détermination, fidèle à mes engagements de toujours. J’exprimerai à sa tribune des convictions fermes, celles de la gauche sociale et républicaine, celles qui ne se renient pas et que souhaitent beaucoup de Lotois.

Je le ferai dans un esprit de dialogue avec tous ceux qui partagent nos valeurs au service du monde rural. Et j’agirai pour le Lot comme j’en ai l’habitude, sans jamais me préoccuper de l’étiquette politique des élus qui me demanderont de les aider à faire aboutir leurs projets au service de tous nos concitoyens.

 

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