Congrès des élus du Lot: « Toujours plus…avec toujours moins! »

Congrès des maires et des élus du Lot
L’ensemble des élus et maires du Lot se sont réunis le dimanche 1er octobre au parc des expositions du grand Cahors.

 

J’étais présente dimanche dernier au Congrès des maires et des élus du Lot dont le thème, cette année, portait sur  l’organisation de l’offre scolaire dans le département. L’occasion de rappeler les difficultés auxquelles nos territoires vont être confrontés suite aux annonces budgétaires du gouvernement Macron.

Invité à s’exprimer, le préfet du Lot nous a expliqué que le message du gouvernement est clair, « vous devez désormais faire plus…avec moins de moyens ». Pour un gouvernement ni de droite, ni de gauche, mais tout de même bien à droite, voilà qui est clair!

Pour ma part, cette mise sous tutelle des collectivités est un véritable hold up financier. Les collectivités locales sont exsangues, et nombre d’entre nous, se fatiguent à tirer la sonnette d’alarme, en vain! Après les 27 milliards d’euros perdus sous François Hollande, les territoires sont à l’os, et le président Macron entend bien aspirer ce qu’il reste de moelle. 13 milliards de baisse de dotations, 300 millions d’euros de coupe par décret, c’est une véritable saignée à laquelle se livre ce gouvernement avec le budget qu’il propose.

Avec cette vision politique mortifère, qui porte l’austérité en son cœur, les réformes du président Macron vont non seulement porter atteinte à l’équilibre de nos territoires, mais la survie des communes et le développement des services publics locaux sont ainsi menacés.

Que l’on parle d’emploi, avec la suppression de milliers de contrats aidés, des questions d’éducation, de santé et de transport, de graves difficultés nous attendent. La suppression des contrats aidés est très inquiétante, et les conséquences seront désastreuses, pour le monde associatif, et les services publics.

Concernant le logement, les locataires ne se sont pas laissés abuser par la déclaration d’amour du président qui leur promet une baisse de loyer pour accompagner la diminution des apl. Une décision qui aura des répercussions graves sur le développement du parc locatif social.

Au final, cette ligne autoritaire du gouvernement réduit le rôle des élus locaux. L’inquiétude est grande, et le découragement aussi. L’attaque menée au travers des décisions du président sur la taxe d’habitation est une preuve de plus!

Bien sûr que la fiscalité locale aurait bien besoin d’être remise à plat. Mais en l’état actuel, supprimer la taxe d’habitation, c’est supprimer ce qu’il reste d’autonomie aux communes et porter un coup à leur libre administration. Sans garantie de remboursement des recettes retirées, ni d’accompagnement des transferts de compétences, la confiance est amenée à disparaître. Couper les moyens d’une ville, ce n’est pas optimiser la dépense publique, c’est détruire la démocratie locale et les services publics.

Un besoin de cohérence

Dans ce contexte extrêmement compliqué, je pense pour ma part qu’il est du devoir des élus d’être cohérents, et surtout transparents sur les choix politiques qui sont les leurs. Au parti communiste, nous nous sommes toujours opposés aux politiques d’austérité. Parce qu’elles produisent toujours plus d’inégalités et qu’elles ne peuvent pas résoudre les problèmes de fond de notre société. Alors que nombre d’élus, notamment lors des législatives, n’ont pas hésiter à « surfer sur la vague En Marche », certains voudraient désormais continuer à semer le flou du « ni gauche, ni droite », et apparaître comme les défenseurs de nos territoires. Sous Hollande ils ont pourtant bien voté tous les projets de loi les plus régressifs, et entendent bien continuer ainsi sous Macron.

 

 

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