Introduction de la réunion des porteurs de projets pour la promotion de la santé des jeunes

santé jeunes

Je tiens tout d’abord à vous remercier de votre présence, qui témoigne de votre préoccupation pour la santé des jeunes dans notre région.

La Région Occitanie/Pyrénées–Méditerranée a adopté en mars dernier ses orientations en matière de prévention et de promotion de la santé des jeunes. Celle-ci est une priorité, comme en témoigne le budget que nous y consacrons, premier poste de fonctionnement de la région.

Nous considérons la santé comme une ressource de la vie quotidienne et le développement des compétences psychosociales, comme un moyen de permettre aux jeunes de faire des choix éclairés pour leur santé.

C’est pour cela que nous avons inscrit quatre types d’action dans le développement de ces compétences psychosociales

Tout d’abord, le soutien aux Points Accueil Ecoute Jeunes (PAEJ) dans sept départements : ce sont des lieux de proximité privilégiés permettant un accueil gratuit, ainsi que des conseils d’orientation et de médiation auprès des jeunes et de leurs parents.

Mais aussi les modules santé dans toutes les écoles régionales de la seconde chance et la « garantie jeunes » dans toutes les Missions Locales d’Insertion, et ceci afin de mieux se connaître et s’accepter, savoir reconnaître et nommer ses émotions, identifier des solutions pour lutter contre le stress, apprendre à communiquer efficacement ou encore  savoir identifier ses compétences.

Ensuite, le programme de développement affectif et social (PRODAS) dans les lycées professionnels et les lycées agricoles, qui vise à promouvoir la parole et l’expression des émotions comme outil pédagogique. Ce PRODAS est mis en œuvre dans 14 lycées durant l’année scolaire 2017-2018, dans le département du Gard, de l’Hérault, des Pyrénées–Orientales, du Gers et du Tarn et Garonne.

Enfin, un appel à projet, actuellement sur le site de la Région : la santé mentale, les addictions et la vie affective et sexuelle y sont privilégiés compte tenu des problématiques rencontrés par les jeunes de notre région. Le renforcement des aptitudes individuelles des jeunes, l’amélioration des partenariats et des compétences des professionnels y sont recherchés pour développer ces actions dans les lycées et les centres de formation des apprentis.

La Région a fait le choix de lutter contre les inégalités sociales de santé :

En France, l’espérance de vie d’un ouvrier à 35 ans est de 7 ans plus courte que celle d’un cadre supérieur, cette différence n’était que de 6 ans il y a une vingtaine d’année.

On connaît l’importance de l’intensification des conditions de travail, de l’optimisation des moyens humains, de la précarisation des parcours professionnels, de l’individualisation des relations de travail et des expositions professionnelles.

Les ouvriers et les intérimaires,  selon l’INSERM y sont deux fois plus exposés que les cadres. Ils sont plus exposés également du fait du manque de latitude de décision dont ils disposent.

Si les troubles musculo squelettiques sont les principales maladies professionnelles, il y a une persistance des cancers professionnels et une augmentation des affections psychiques, enfin selon l’INSERM, 30,1% des cancers du larynx chez l’homme, des cancers des lèvres et du pharynx, 19,9 % du cancer du poumon et 21,1% des cancers du col de l’utérus seraient attribuables à la « défavorisation sociale ». 15 000 cas de cancer, soit environ 10% pourraient être évités chaque année par l’amélioration des conditions de vie et la promotion de la santé.

Pour les jeunes, le niveau de qualification introduit un gradient social de santé : les jeunes sans qualification auront une santé physique, sociale et mentale moins bonne qu’un jeune ayant un CAP ou un BEP et celui-ci sera en plus mauvaise santé qu’un jeune qui a moins le bac. Ils prendront plus de risque, auront une plus faible estime d’eux-mêmes, seront plus souvent en surpoids ou maigres, feront plus de tentatives de suicide…

Aussi la Région développe-telle un universalisme proportionné envers l’ensemble des jeunes mais en accentuant son intervention auprès des jeunes non qualifiés ou faiblement qualifiés.

Mais comme je vous l’ai dit au début de mon propos, la santé des jeunes est notre priorité. Ces actions que je viens de citer représentent un début prometteur qui doit nous inciter à continuer dans cette direction.

L’objet de notre réunion aujourd’hui est de pouvoir réfléchir ensemble aux actions que nous pouvons prendre afin de développer la prévention et la promotion de la santé chez les 15-25 ans sur toute l’Occitanie, et ce en réduisant les inégalités sociales de santé. Voilà l’enjeu !

Un objectif à notre portée, et que nous nous devons d’atteindre pour nos jeunes, pour les générations d’après, et pour le rayonnement de notre région.

Je vous remercie

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