Temps de travail des agents : Une abstention pour souligner des avancées et notre responsabilité́ d’élu-e-s.

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Les élu-e-s communistes et apparenté-e-s du groupe Nouveau Monde en Commun avaient dans un premier temps lors d’un CHSCT voté contre l’augmentation du temps de travail des ASG et ARL. Ils sont intervenus dans les réunions institutionnelles pour demander des compensations. La mobilisation des agents et les discussions entre les organisations représentatives et l’administration ont permis des avancées, certes techniques, mais que nous souhaitions souligner par notre abstention lors du dernier CTP. Il va de soi que nous ne nous satisfaisons pas de l’augmentation du temps de travail imposée par la chambre régionale des comptes alors que nous militons au quotidien pour une loi nationale de réduction du temps de travail à 32h.

Il va de soi que nous serons des plus vigilants pour que les ajustements, notamment concernant la pénibilité́, se traduisent concrètement et équitablement pour l’ensemble des agents quel que soit leur grade et leur affectation.

En effet, ne soyons pas naïfs ! Le rapport de la Chambre régionale des comptes dénonçant les pratiques dans les deux anciennes régions n’est pas neutre politiquement. Il est au service d’une politique libérale, mortifère pour les droits des salarié-e-s du public comme du privé. Pour autant nous ne pouvons nous contenter de faire comme s’il n’existait pas, comme s’il n’avait aucune incidence sur les choix régionaux.

Nous avons fait le choix de participer à une majorité́ régionale.

La situation serait différente si nous étions plus d’élu-e-s, si nous étions majoritaires, si Macron n’avait pas été́ élu président, si le rapport de force capital/travail était plus favorable… Avec des si on mettrait le Chambre régionale des comptes en bouteille !

En attendant nous nous battons et agissons dans les conditions que la réalité́ impose pour la faire évoluer. Nous ne nous laisserons pas enfermer non plus dans un manichéisme ou une stratégie visant à créer les conditions d’impossibilité́ de s’inscrire dans une démarche de gestion plurielle de gauche de la collectivité́.

Nous, élu-e-s communistes et apparenté-e-s, cherchons avant tout à être utiles à la population. Pour ce nous préférons les contradictions du rassemblement plutôt que la facilité de l’opposition systématique.

Les élu(e)s communistes et apparentés du Groupe Nouveau Monde en Commun

Yolande Guinle, Marie Piqué, Mylène Vésentini, Patrick Cases, Nicolas Cossange, Jean-Luc Gibelin, Serge Regourd.

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