Bilan à 2 ans de mandat (1/3): Accompagner l’amélioration de l’offre en logements pour réduire les inégalités sociales

Marie PiquéVice-Présidente d'Occitanie1

Au service du logement, de la santé et de l’égalité des droits

Originaire de Cahors et élue communiste du Lot, Marie Piqué est la 15ème vice-présidente du conseil régional d’Occitanie en charge des Solidarités, des services publics, de la vie associative et du logement. Une délégation « multi-facette », qui permet de s’attaquer aux divers problèmes sociaux de notre région. Qu’il s’agisse de l’égalité entre les citoyens et les territoires, de la solidarité régionale ou de la préservation du lien social, la région, par le biais de sa vice-présidente, intervient de manière volontariste autour de trois axes majeurs que sont le logement, la santé et l’égalité des droits.

Accompagner l’amélioration de l’offre en logements pour réduire les inégalités sociales

Le logement social tient une place particulière dans la politique de l’habitat parce qu’il répond à la demande des habitants aux revenus les plus modestes et participe aux mutations sociales et aux enjeux résidentiels des populations.

Ainsi, pour la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, le développement et l’amélioration de la production de logements sociaux locatifs représentent, un enjeu majeur et cela pour plusieurs raisons.

Tout d’abord compte tenu du dynamisme démographique important de la région qui continue d’engendrer des besoins. L’offre en logements, pour les ménages aux revenus modestes, qui est inférieure à la moyenne nationale (le logement social locatif représente 10,7% de l’offre contre près de 17% au niveau national).

Sur les 161 communes de la région soumises à la loi SRU, 36 sont en carence de logements sociaux et ne peuvent répondre aux besoins prégnants : 70% à 80% de la population régionale est éligible à un logement social. 127 700 ménages étaient en attente d’un logement fin 2015.

Concernant l’aspect environnemental, 12% des ménages de notre région sont en situation de vulnérabilité énergétique (Ménages consacrant plus de 8% de leurs revenus au chauffage de leur logement).

Le logement social constitue un outil de diversité et répond à des besoins sociétaux : en zone urbaine et en zone rurale, pour aider à la décohabitation, pour aider à loger les salariés comme les populations fragiles, ou encore les étudiants.

Enfin, la filière bâtiment en région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée représente dans son ensemble 9.7 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an, 53 000 établissements (dont 96% ont moins de 10 salariés) et environ 87 000 salariés.

Développement de l’offre en logements pour les étudiants et les jeunes

Dans l’objectif d’accroitre ou de maintenir une offre de qualité en logements pour les étudiant.e.s, la majorité régionale poursuit ses engagements pris au titre des CPER (engagement pluriannuel de 4.1 M d’euros pour l’académie de Montpellier et de 6 M d’euros pour l’académie de Toulouse) ainsi que l’accompagnement de résidences pour les jeunes travailleurs. Cette année encore, ce sont 3 M d’euros que nous consacrerons pour ce programme.

Des partenariats avec les acteurs régionaux de l’habitat

Dans la continuité de cette politique volontariste, des partenariats fructueux ont été développés à l’échelle régionale, notamment avec les Unions régionales HLM ou encore l’Union régionale pour l’habitat des jeunes. Dans le cadre des conventions d’objectifs de partenariats renouvelés ou à renouveler pour les structures qui préparent leur union, la région a confirmé son soutien financier en cohérence avec la politique régionale. Pour 2018, 95 K euros sont ainsi prévus au budget.


Focus: Logement

Depuis les annonces faites cet été sur la baisse des APL, puis des loyers HLM, la délégation des élus communistes d’Occitanie est mobilisée aux côtés des bailleurs sociaux, des associations d’usagers et de tous ceux qui œuvrent pour le maintien de notre modèle social en matière de logement.

Nous ne pouvons pas nous résoudre à accepter ni la baisse des APL, ni la baisse des loyers pour compenser. Le premier touchera injustement les ménages les plus précaires, quand le deuxième va priver les bailleurs sociaux de fonds nécessaires à la construction et la réhabilitation de nouveaux logements.

C’est dans cet esprit que nous maintenons notre politique volontariste de soutien financier à la création de logements sociaux, tout en dénonçant l’austérité imposée par le gouvernement qui, malgré les besoins immenses en la matière, persiste dans sa débâcle de coupes budgétaires.

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