Ma contribution lors de la Convention Féministe de Béziers

 

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En tant que conseillère régionale et l’action du groupe je me dois de vous informer sur ce que le conseil régional tente de faire en matière d’égalité Femme/homme.Le conseil régional est signataire de la charte européenne pour les droist des femmes. En 2017 un plan d’action appelé plan d’action régional occitanie 2017-2021 a été acté.

Ce plan intervient dans le domaine économique pour favoriser l’égalité salariale, l’action contre les violences faites aux femmes en favorisant l’éducation à l’égalité entre les filles et les garçons en lycée, mais aussi dans les collèges et dans les classes de primaires pour celles qui le souhaitent.

A ce propos les efforts de la collectivité régionale, sont certes insuffisants mais ils constituent un point d’appui.

Le constat est là, les choix de la région se heurtent dans de nombreux domaines aux mesures gouvernementales qui ne cessent de faire reculer l’égalité femme/homme

Prenons l’emploi des femmes :

L’exemple le plus frappant étant le travail à temps partiel contraint avec des exonérations patronale en matière sociale. Le patronat a sauté à pied joint sur l’idée : conciliation vie familiale, vie professionnelle

Il s’en est emparé pour développer le temps de travail partiel contraint, il n’est plus choisi. Aujourd’hui la règle de l’emploi pour de nombreuses femmes, c’est le temps partiel contraint avec son cortège de bas salaires, de droits sociaux inexistants, de petites retraites etc…

Il en est de même avec les emplois saisonniers qu’on peut qualifier de temps de travail partiel annuel.

Les gouvernements successifs ont aussi reculé devant les opposants à l’apprentissage de l’égalité dès l’école maternelle et ainsi les ABC de l’égalité qui auraient pu être un outil de formation à l’égalité sont devenus l’horreur. Les personnes auteures du retrait de la journée de l’école ont prétendu que les ABC de l’égalité aller perturber l’évolution du petit garçon ou de la petite fille, argument bien orchestré qui s’est répendu et a engendré une bataille idéologique sur le devenir des sexes des enfants. Arguments qu’on retrouvent encore dans la manif pour tous.

LAURENCE COHEN est intervenue sur l’analyse du patriarcat et ses conséquences sur la vie réelle des femmes.

Le patriarcat toujours bien présent dans l’évolutuon de notre société, il nous suffit pour cela de pointer les réalités en matière d’emploi des femmes, de violences faites aux femmes ou encore de constater comment la parité réelle a du mal à voir le jour au sein des administrations comme des instances politiques.

De nos jours encore le patriarcat source de la domination masculine a des effets incontestables dans notre vie,notre société, notre région.

Il suffit pour s’en convaincre, de regarder la nature des emplois occupés par les femmes et leur chômage.

On compte 655 940 demandeurs d’emploi dans la région dans les catégorie ABCDE,(chiffres de pole emploi décembre 2017) soit plus de 11%, les femmes représentent, dans les mêmes catégories professioonnelles, 297 470, soit un chiffre supérieur à la moyenne nationale qui est de 9,9%.

On voudrait nous faire croire que les femmes sont moins au chomâge, mais elles représentent le plus fort taux d’emplois précaires, 29% d’entre elles sont dans des emplois précaires et le taux est plus fort dans notre région. La réalité est net plus fort taux de chomage et plus fort taux de précarité de l’emploi des femmes.

Compte tenu de la précarité le salaire médian des femmes est en moyenne de 800 euros. La moyenne des salaires pour

les femmes a des conséquences directes sur leur vie, leur autonomie et leur dignité. Les personnels des EHPAD majoritairement des femmes se mobilisent pour dénoncer non seulement la casse des services mais aussi les conditions précaires de leur emplois.

Il est important comme le préconise le PCF de se battre pour la reconnaissance des emplois des femmes, contre le temps de travail partiel contraint et les exonérations patronales que cela engendre.

Avec de tels revenus elles ont du mal a faire face aux dépenses et notamment les dépenses de santé.

C’est pourquoi notre groupe a beaucoup argumenté et s’est battu pour la mise en place de centres de santé, et ce afin qu’elles puissent elles aussi bénéficier d’un suivi gynécologique.

Il faut savoir que de nombreux centres du planning familial ont aussi disparu dans plusieurs départements de la région faute de moyens.

Disparition qui ne peut que réjouir Monsieur Ménard ,le maire de cette ville s’alignant sur les arguments de Marion Maréchal Le Pen qui combat le droit à l’avortement, alors que le FN après avoir défendu cette position veut apparaitre plus modéré non plus en l’interdisant mais en supprimant le remboursement de l’IVG.

Position de façade

Mais Robert Ménard ne s’arrête pas là, il déclare que les cantines ne devraient pas accueillir les enfants (d’après lui tous musulmans suspects) dont les mères ne travaillent pas. Voilà un fervent défenseur des théories du FN et du maintien des inégalités femme/Homme

Malgré les efforts du conseil régional, nous devons prendre conscience que le fondement des politiques néolibérales est aussi le fondement des inégalités et que l’action des femmes reste bel et bien le facteur essentiel pour avancer sur leur droits au travail et à leur autonomie financière, pour éradiquer les violences qu’elles subissent, pour leurs droits d’avoir ou non des enfants, pour parvenir partout à la parité.

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