Le programme de développement affectif et social, un outil au service de l’éducation.

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J’ai participé aujourd’hui au colloque régional sur le thème « Comment favoriser la prévenance dans les relations? Le Programme de Développement Affectif et Social (ProDAS), un outil au service de l’éducation. Mise en œuvre dans les lycées: témoignages, pratiques et perspectives:

Je tenais tout d’abord à vous remercier de votre participation aujourd’hui, signe de notre engagement à tous pour la santé des jeunes.

Cette jeunesse doit être notre priorité. A ce titre, la majorité régionale a décidé d’intervenir pour contribuer à réduire les inégalités sociales de santé en finançant des actions envers tous les jeunes de 15 à 25 ans mais plus particulièrement auprès des jeunes sortis de la scolarité sans qualification, puis des jeunes ayant un CAP ou un BEP, et dans une moindre mesure auprès des jeunes qui possèderont au moins le bac.

Depuis 2012, la Région a initié le programme de développement affectif et social (PRODAS) dans les lycées. Celui-ci vise à promouvoir la parole et l’expression des émotions comme outil pédagogique.

Ce programme correspond aux objectifs de la Région en matière de prévention et de promotion de la santé des jeunes, à savoir le développement des compétences psychosociales: conscience de soi, réalisation de soi et interactions sociales.

Son originalité repose sur le fait d’y associer la communauté éducative des lycées, de la rendre active de ce programme et d’en faire un réel outil pédagogique au service des lycéens et de son climat scolaire.

Aujourd’hui, la Région a assuré la formation de près de 100 professionnels de lycées agricoles et professionnels dont 3 agents régionaux des lycées et permis de développer la formation de formateurs au sein de l’éducation nationale.

Ces derniers ont assuré la formation de 27 personnes dans deux lycées. Ce sont les lycées professionnels de Sête, Béziers, Nîmes, Beaucaire, Uzès, Auch, Montauban, Moissac, ainsi que les lycées agricoles de Pézenas, Gignac, Rivesaltes et Théza qui ont, ou qui vont bénéficier en 2018, de cette démarche.

Ce programme était au départ soutenu par le réseau d’éducation prioritaire lorsque les lycées professionnels y encore étaient rattachés, puis par la Mission de lutte contre le décrochage scolaire. Nous sommes d’ailleurs actuellement en contact avec la Direction académique de la formation des personnels de l’Education Nationale du Rectorat de Montpellier afin que la DAFPEN puisse porter aussi l’engagement des enseignants.

Le succès de ce type de programme est reconnu internationalement, tant dans la réussite des élèves que dans la dynamique professionnelle retrouvée. L’exemple du lycée Gaston Darboux à Nîmes a été largement documenté. L’enjeu de cette rencontre aujourd’hui est avant tout de vous faire connaître cette démarche et par-delà, à tous les acteurs qui participent au programme de prévention et de promotion de la santé des jeunes.

La région souhaite donner l’opportunité à tous les professionnels formés de continuer d’acquérir des outils autour d’ateliers tels que l’animation de cercles de parole, l’utilisation d’outils d’éducation émotionnelle, la prévention des conflits, ou encore le développement de la conscience de soi et la conscience de l’autre. Pour cela, nous entendrons ce matin, les divers points de vue qui peuvent exister, et qui seront versés au débat. Nous aurons aussi des témoignages, d’enseignants, de jeunes et d’associations.

Les ateliers de cette après-midi nous permettront de découvrir en pratique le travail sur la conscience de soi ou encore, les interactions sociales. Toutes ces activités devraient nous permettre en fin de journée d’être en capacité d’appréhender plus sereinement la question, qui est aussi le thème du jour, Comment favoriser la prévenance dans les relations ?

Je vous remercie de votre attention.

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De nombreux acteurs associatifs, enseignants et représentant d’établissement sont venus participer à ce rendez-vous annuel.
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Les représentantes du rectorat de la région Occitanie, de la direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt, ainsi que de la Région Occitanie, ont exprimé leur point de vue sur le ProDAS en introduction du colloque.

 

 

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