Rentrée 2018, un déluge de mauvais coups sur les acquis sociaux!

Pour la majorité d’entre nous après un été caniculaire, voici qu’arrive l’heure de la rentrée. Sur le plan social, celle-ci promet tout autant de chaleur. Le premier ministre Édouard Philippe ne s’est pas privé de le rappeler avec les annonces qu’il a fait ce dimanche dans le JDD. En contraste, la majorité régionale va poursuivre quant à elle ses politiques que permettent ce rassemblement de la gauche sociale et solidaire qui caractérise l’Occitanie.

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Avant de m’attaquer aux nombreux sujets préoccupants de la rentrée, je souhaite revenir rapidement sur un point au sujet de la période de vacances qui se termine. Les effets de l’austérité acharnée que prône le gouvernement depuis un an peuvent se résumer en une phrase: toujours plus pour les riches et toujours moins pour les pauvres!

Dans ce contexte d’explosion des inégalités qui n’épargne personne sur son passage, les enfants des classes populaires les plus précaires sont parmis les victimes heurtées de plein fouet par ce capitalisme sauvage. Comme je l’ai rappelé lors de l’inauguration du centre de vacances “La Pouzaque” dans le Tarn le 16 juillet dernier, le droit aux vacances pour tous est un acquis historique!

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En Occitanie, nous croyons fermement à la nécessité de faire vivre ce droit dont sont exclus un enfant sur trois et un Français sur deux. Cette année encore, notre partenariat avec l’Union Nationale des Associations de Tourisme a permis à 2185 enfant d’Occitanie de profiter d’un séjour de vacances.

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Fin août, avec le maire de Gruissan, Didier Codorniou, nous avons accueilli plus de 2000 personnes sur la plage de Gruissan dans le cadre de la “journée des oubliés des vacances” organisée par le Secours Populaire Français que nous sommes fiers de soutenir.

Afin de mener plus loin la réflexion sur la nécessité de ce tourisme social, je vous invite à participer, le 15 septembre prochain à 16h30 sur le stand de la région Occitanie de la Fête de l’Humanité, à un débat que j’animerai en présence de Michèle Demessine, secrétaire nationale de l’UNAT et de représentants du Secours Populaire Français. Annonces et invitations à suivre.

Des attaques franches, de toutes parts

Malheureusement, le rêve de l’été s’arrête là! L’offensive sociale qu’a annoncé Edouard Philippe dimanche dernier, promet un “An 2” de la macronie toujours plus agressif, à commencer par l’attaque franche sur le pouvoir d’achat.

En plafonnant les hausses des prestations sociales (allocations familiales, de rentrée scolaire, primes de naissance, aides à la garde, APL) à 0.3% en 2019 et 2020 alors que l’inflation atteint déjà 1.7% en cette fin d’année, le premier ministre prive tout simplement de pouvoir d’achat une grande partie des français modestes pendant deux ans. Et comme avec Macron un coup ne vient jamais seul, il va bien évidemment en remettre une couche aux retraités déjà bien attaqués l’an dernier. La désindexation des retraites combinée à la hausse de la CSG vont encore lourdement plombé leur pouvoir d’achat.

Pour tenter de sauver les apparences, il affirme “rattraper” d’un autre côté en exonérant les salariés de cotisations sociales sur les heures supplémentaires. Tartufferie! Incitant les employeurs à allonger le temps de travail, cette mesure inégalitaire et hypothétique a déjà été tentée et ne crée aucun emploi. Avec le retour de la défiscalisation des heures supplémentaires en réponse aux rabots sur les prestations sociales, le gouvernement va effectivement déshabiller Paul pour…déshabiller Pierre tout autant!

Retraités, salariés, cela ne suffit pas à ce gouvernement des riches qui entend aussi profiter de cette rentrée pour déclarer officiellement ouverte la chasse aux chômeurs avec une réforme de l’assurance chômage annoncée, préparée sur mesure aux petits soin du patronat.

Avec les attaques sur la fonction publique, dont 4 500 fonctionnaires sacrifiés, et l’économie sociale et solidaire, avec une baisse supplémentaire annoncée des contrats aidés, le fossé des inégalités n’est pas prêt de se combler. Les difficultés allant crescendo pour un monde associatif déjà en peine faces à la multiplication des besoins sur le terrain. Ajoutons à cela les 70 000 suppressions de postes annoncées dans la fonction publique territoriale et hospitalière, alors que l’hôpital français souffre en silence, nous pouvons d’ors et déjà anticiper à quoi ressemblera leur “nouveau monde”.

Et c’est sur ce fond de catastrophe sociale annoncée que tenait ces derniers jour le MEDEF son université d’été. Effectivement, les patrons ne savent plus où donner de la tête tellement Macron les arrose de cadeaux. Fiscalité, code du travail, “ça nous va!” s’est même exclamé le nouveaux patron des patrons Geoffroy Roux de Bézieux au sujet de la loi Pacte. Simplement écoeurant.

Les sujets d’inquiétude ne s’arrêtent pas là. Je serai début octobre au congrès de l’Union Sociale de l’Habitat à Marseille. Avec la privatisation pure et simple du logement social que va entrainer la loi ELAN, le gouvernement va encore s’attaquer aux plus démunis, favoriser la ségrégation sociale et priver de droit les habitants les plus en difficulté, notamment les personnes en situation de handicap. Si le congrès 2017 s’était avéré compliqué pour le ministre Jacques Mézard, celui de cette année promet d’être électrique!

Les masquent tombent!

Comme l’a encore montré ce matin la démission du ministre de l’écologie Nicolas Hulot, les masques du Macronisme sont en train de tomber les uns après les autres. Ni de gauche, ni de gauche… et sacrément ancré à droite, le président des riches prend du plomb dans l’aile, quoi qu’en dise ses supporters! Ses politiques ne sont bonnes, ni pour l’humanité, ni pour l’environnement!

A lire: La démission de Hulot sonne le glas de toute ambition écologique du gouvernement.

Nécessité d’une autre Europe

Le mouvement social de l’an dernier n’a pas permis d’enrayer ces folies libérales, mais la partie est loin d’être jouée. Fonctionnaires, salariés du privé, retraités, étudiants n’ont pas dit leur dernier mot. Les inégalités et les difficultés allant grandissantes, la situation n’est pas prête de s’arranger et le mécontentement qui se répand dans notre société est le signe que l’avenir peut encore nous réserver des surprises.

Contrairement à ce que tente de nous faire croire Macron, l’austérité n’est pas la seule alternative à l’extrême droite. Au contraire, elle est la cause de son développement! Entre austérité et repli sur soi, il existe une alternative de progrès, sociale et solidaire. Notre camarade Ian Brossat, chef de file des communistes aux élections européennes, l’a rappelé le week-end dernier lors des universités d’été du parti communiste. La majorité régionale en fait tous les jours la démonstration, si la gauche parvient à se rassembler sur la base d’un socle commun pour une transformation progressiste, sociale et solidaire, d’autres politiques sont possibles, au niveau régional comme au sein de l’Union Européenne.

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