Éducation. Un mépris insupportable envers les manifestants

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Alors que la réforme du lycée du ministre Blanquer est attendu avec effroi par une majorité de parents d’élèves et d’enseignants, j’ai participé la semaine dernière au conseil départemental de l’éducation nationale dont la tension des débats reflète la pression actuelle qui règne dans le monde de l’éducation.

Cette séance de vendredi dernier a même débuté avant l’heure avec un groupe d’élèves, de parents et d’enseignants mobilisés contre les réformes annoncées et qui avaient décidé de manifester devant le lycée. Une façon “d’accueillir” les membres du CDEN en les interpellant sur le projet du gouvernement. Dans cette époque où l’on parle souvent de désengagement politique de la population, on ne peut que soutenir une telle initiative de la part de citoyens qui décident de s’approprier cette grande question de l’éducation.

Oui, citoyens, parents d’élèves et enseignants ont des choses à dire sur ces réformes qu’annonce le gouvernement. Les politiques d’austérité dans ce secteur aboutissent systématiquement au développement des inégalités, ils ont raison de les dénoncer, et je les soutiens pleinement dans cette démarche.

Manifester est un droit fondamental dans notre pays et quelle n’a pas été ma surprise de voir M. le DASEN commenter en séance “que ce ne sont pas ceux qui manifestent le plus qui font changer les choses”. Un mépris insupportable pour lequel j’ai réagi durant la séance. Face au rouleau compresseur libéral que déploie le président Macron depuis 2 ans, les luttes sont nombreuses et le mécontentement est grand dans de nombreux secteurs. L’éducation, comme la santé, les transports et les services publics en général sont saccagé au nom ‘d’économies” budgétaires.

Comme je l’ai rappelé en séance, je suis très inquiète de la dérive autoritaire et de la vulgarisation du mépris qui s’installent actuellement. De la militante pour la paix que les forces de l’ordre piétinent durant une manifestation au mépris affiché d’un DASEN pour les parents d’élèves et enseignants, il n’y a qu’un fil conducteur, c’est le mépris de classe qui caractérise la majorité présidentielle.

Je tiens à dénoncer aussi que le pouvoir en place n’hésite pas à s’appuyer sur le personnel d’État, notamment les hauts-fonctionnaires, pour faire appliquer en force leurs politiques. Le choix de décider de l’éducation que nous voulons pour nos enfants n’appartient pas uniquement au DASEN, mais bien à l’ensemble de la communauté éducative, ainsi que les élèves et leurs parents.

Je renouvelle mon soutien total à tous ceux mobilisés pour la défense de notre service public de l’éducation.

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