Assemblée plénière. La situation dans les hôpitaux et les mouvements de grèves des urgences en Occitanie

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Tout est « prêt » dans les hôpitaux, a assuré, lundi, la ministre de la Santé et des Solidarités, Agnès Buzyn. Mais c’est faux, comme nous le montre les témoignages des personnels médicaux et paramédicaux des services d’urgences en lutte depuis des mois pour améliorer leurs conditions de travail délétères et la prise en charge des patients.

La hausse de température va aggraver la situation par endroits, le point de non-retour est déjà atteint depuis des années. Les services sont saturés dans bien des cas sept jours sur sept et 24 heures sur 24 ! . Selon les syndicats de la santé, l’afflux des patients dans les urgences va s’élever de 5 %. La charge de travail va s’alourdir  alors que les soignants sont au bout du rouleau et ne peuvent plus travailler dans ces conditions.

De nombreux hôpitaux et services d’urgence se mobilisent en région pour dénoncer la pénurie de moyens et des objectifs de gestion intenables, mettant en danger la prise en charge des patients. Le service de soins rendus à la population s’est gravement détérioré. 

De Gourdon à Perpignan en passant par Montauban, Tarbes, Lourde et tant d’autres, c’est la même musique, manque de moyens et d’effectifs, donc des usagers en danger.

Le fonctionnement des hôpitaux ne tient plus que par le fait honteux des réquisitions de personnels au lieu de leur permettre d’être des acteurs de plein droit de la santé. Au bout du compte, ce sont les patients qui vont en pâtir. Interventions chirurgicales reportées, voire des services entiers fermés. Le service hospitalier fonctionne en permanence sur le fil du rasoir.

Les grévistes  protestent contre le manque de moyens humains pour pouvoir soigner correctement les patients, ils réclament la création d’emplois médicaux, d’infirmiers, de brancardiers et d’aides soignants.

Pour tenter de calmer les inquiétudes légitimes des soignants et des élus, la ministre de la Santé met en avant la somme de 15 millions d’euros promis aux hôpitaux les plus en tension. Un geste maigre, loin de répondre aux besoins, une goutte d’eau dans un océan qui démontre à quel point le gouvernement actuel est déconnecté de la réalité.

Dans ce contexte plus qu’inquiétant, je tiens à réaffirmer l’attachement de la région Occitanie aux solidarités et aux services publics, mais surtout sa préoccupation d’un aménagement équilibré des territoires pour permettre l’égalité d’accès aux soins pour tous.

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